En route vers la simplicité

13 novembre 2014

Faire face à de grands chamboulements dans sa vie donne une toute autre perspective du futur, et de ce qui compte vraiment.
L’année dernière je me suis retrouvée un beau matin de Novembre à faire un grand nettoyage des vêtements, objets, cartons apportés chez D l’année précédente. J’étouffais, je trouvais toutes ces choses inutiles à mon bonheur. Je voulais passer plus de temps à faire des balades et moins de temps à faire le ménage : réfléchir, humer le vent, danser, faire du yoga, c’était vital. Un an plus tard, ça l’est encore plus. Je sens que je me suis engagée sur le chemin de la simplicité, qui me fait du bien et qui me porte dans la bonne direction, celle d’une vie ayant du sens.

Les premier pas vers la simplicité

Jusqu’à présent mon approche a été principalement instinctive – parfois maladroite. Mais depuis quelques mois je me suis tournée vers la magie d’internet et j’ai découvert différents sites et blogs plein de ressources sur le minimalisme et la simplicité. Tenus par des personnes qui ont entrepris un chemin vers une vie qui ait plus de sens, et qui partagent leurs pensées, leurs expériences et conseils. Une communauté généreuse, positive et encourageante. Ces sites marquent une petite parenthèse intérieure dans une journée saturée de messages. Chaque article a quelque chose à offrir : matières à réflexions, référence de livres, phrase d’inspiration… que je peux utiliser pour ma propre expérience.

Et c’est ça qui me plait: il n’y a pas de bonne ou mauvaise approche, de recettes toutes faites ou de conseils à suivre coûte que coûte. Car le minimalisme est une philosophie que chacun doit embrasser avec son propre bagage et objectifs pour qu’elle porte les fruits que l’on souhaite en récolter. Personne ne peut le faire à notre place : c’est motivant non ?

C’est quoi le minimalisme ?

Est-ce que cela signifie automatiquement: gris, blanc et lignes épurées? Dans ma maison, dans ma garde-robe, dans mon assiette ?

Le mot semble le suggérer mais ce n’est pas le cas. Car il faut bien distinguer le minimalisme en tant que courant esthétique (lignes essentielles, simplicité des couleurs etc) et le minimalisme en tant que mode de vie. L’approche minimaliste comme mode de vie est avant tout une philosophie qui permet de se simplifier la vie, d’éliminer le superflu pour se concentrer sur l’essentiel. C’est une recherche qui permet de se réapproprier ses choix et de définir ses priorités en fonction de ses aspirations profondes, afin de vivre une vie qui laisse plus de place à ce qu’on aime et qui nous fait du bien.

Ma vie, mon superflu, mon essentiel, seront certainement différents des vôtre comme le seront mes aspirations et priorités. Et il y a beaucoup de chose qui ne font pas partie des « essentiels hardcore » qui sont l’accès à la sécurité, l’alimentation, la santé (pyramide de Maslow power). La frontière entre essentiel et superflu est mouvante et très personnelle. Par exemple, mes 5 paires de bottes. Cela pourrait sembler une folie pour certains minimalistes. Mais je les porte toutes régulièrement et elles sont trop belles : pourquoi m’en débarrasser ? Vous l’aurez compris, il faut trouver sa propre définition de ce qui importe ou non, pour soi: ce qui marche pour soi.

Minimalisme: une définition

Tout cela se retrouve dans la définition rapide et concise de The minimalists :

Le minimalisme est un style de vie qui amène les personnes à se demander quelles sont les choses qui ajoutent de la valeur à leur vie. En nettoyant le désordre que l’on trouve sur notre chemin, on fait de la place pour les aspects les plus importants de la vie: santé, relations, passions, développement personnel et participation.

Il existe une grande variété de minimalisme : le mode de vie minimaliste d’un célibataire de 20 ans sera différent du mode de vie minimaliste d’une maman de 45 ans. Même si chacun adopte le minimalisme à sa façon, chaque chemin porte au même résultat: une vie avec plus de temps, plus de richesses, plus de liberté pour vivre une vie plus profonde.

En conclusion

J’ai ébauché ce post après avoir réfléchi à ma définition d’un jardin ou balcon minimaliste. Je me suis trouvée face à des photos parfois triiiiiiistes alors que pour moi quand on parle de jardin on parle moins d’esthétique que de simplicité donc sur le moment j’étais confuse. D’où un premier article qui propose une définition très brève de la philosophie minimaliste et qui permet de placer les prochains articles dans un contexte. Dans le futur je voudrais revenir sur l’idée du jardin minimaliste et vous exposer quelques pistes de réflexion. J’espère que vous participerez !

 

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1 comment

Archana 24 avril 2015 at 6:21

The best definition i found on minimalism is « unbecoming what you are not », by Adam the minimalist on youtube. Its not about number of items or white walls, but a more inner reflection. When i heard it, i had my « aha » moment.

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