37 – Mon journal de gratitude

16 mai 2017

Les grillons et le printemps se sont finalement décidés. La fenêtre ouverte sur la nuit laisse entrer les parfums de mes plantes à peine arrosées. Je profite d’un moment de solitude pour partager quelques pensées. Ici c’est un peu chez moi après tout.

Hier c’était la fête des mères. Demain – alors que vous lisez ce billet – j’aurai 37 ans. Aujourd’hui, c’est donc un peu jour en suspension, ceux que je préfère, à l’image des premiers jours de l’année où tout évolue comme dans la ouate avant le grand commencement.

Aujourd’hui cela a été un de ces jours qui nous apprennent des choses qu’il faut savoir attraper au vol. Rien de bien révolutionnaire, au contraire. Une leçon apprise mille fois et mille fois répétée, l’évidence qui s’est présentée à moi dans sa désarmante simplicité: il faut lâcher prise. Lâche prise. Oublie tout, respire et sois reconnaissante. Mais je le sais tout cela bon sang.

C’est quand même dingue d’oublier régulièrement une chose pareille, non? De ne plus s’accorder l’immense joie d’être heureux d’exister. D’arriver à se tisser des méandres de soucis alors que tout est là, tout est clair et tout est beau. Je ne saurais expliquer l’élément déclencheur de ce changement de vision. A la fin, ce qui compte, et c’est pour cela que je le partage avec vous, c’est que ça marche. A chaque fois. Ce qui serait bien, ce serait de s’en rappeler. Alors encore une fois je l’écris ici, pour ne plus jamais oublier.

Notre appart est dans un état lamentable, la poussière fait des moutons dans les coins et il y a deux bouteilles de bière vides dans l’évier. J’ai passé ma matinée dehors avec une amie, mon après-midi à jardiner, avant d’improviser un apéro avec mon homme pendant que notre fils dinait. Et vous savez quoi? C’était trop bien.

La lutte contre les démons bat en retraite. Après tout on ne peut pas être triste lorsqu’on est née à la Saint-Honoré. J’ai plein de projets, cela ne sera pas facile mais je ferai de mon mieux. Et cela me portera forcément quelque part. En attendant, j’espère de tout mon coeur que ce sentiment de gratitude qui est depuis toujours mon moteur et mon guide restera présent en moi. Et je le souhaite pour vous aussi. La gratitude, la joie d’être vivant, cela change absolument tout. Rien n’est plus menaçant ou trop difficile quand on porte en soi cette pensée de Thich Nhat Hanh

Mother Earth is always ready to embrace us and help nourish and heal us. We don’ have to do anything at all. Just surrender ourselves to Mother Earth and she will do anything for us. Healing begins when you aren’t trying to do anything.

La Terre Mère est toujours disposée à nous prendre dans ses bras, à nous nourrir et nous guérir. On n’a absolument rien à faire. Il suffit de nous abandonner à la Terre Mère et elle fera tout pour nous. La guérison commence lorsque l’on n’entreprend aucune action pour guérir.

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2 comments

Nadège 16 mai 2017 at 3:13

Très joli article. Je te souhaite que tes projets aboutissent !

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Aurelie 20 mai 2017 at 12:09

Merci Nadège, je dois dire que quand la chape de plomb s’évapore de devant les yeux ça fait du bien 🙂

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