Comment j’ai fini par aimer le Dimanche

9 décembre 2013

Les magasins fermés, le bain du soir, les devoirs de dernière minute. Dimanche, où tout le monde semble mystérieusement occupé: mais où sont donc les gens? Dimanche, le seul jour de la semaine où la météo compte: on ne peut pas ne pas remarquer le temps qu’il fait, il n’y a rien qui puisse nous distraire de notre environnement. Donnez-moi un Dimanche pluvieux et je n’aurai qu’une envie, celle de me cacher sous la couette de désespoir.

Dimanche

Maintenant moi aussi j’ai trouvé un endroit où aller le Dimanche : je l’appelle le présent.

Depuis que j’ai déménagé “à la campagne”, et encore plus ces derniers mois où je traverse une période triste et difficile, je chéris le Dimanche. J’attends avec impatience ce moment où je pourrai choisir de me lever aussi tôt ou aussi tard que je le souhaite, et toujours pour faire quelque chose qui me fera réellement plaisir et dont j’ai tant besoin.

Ces derniers mois j’ai réalisé que certaines choses même banales – être polie avec la vendeuse, me concentrer sur un rapport de ventes au travail –pompent littéralement mon énergie. Le dimanche, je mets de côté la guerrière marketing en moi, et je peux finalement donner plus d’espace à ce qui compte vraiment. Je suis totalement présente dans les activités – ou non activités que je choisis de faire. Que ce soit nettoyer la salle de bain, cuisiner de bons légumes, penser à ma sœur chérie et pleurer de tout mon saoul, faire une promenade, lire, jardiner, profiter de la compagnie de mon cher Italien. Prendre soin de ma maison, de mon corps et de mon esprit est un grand bonheur. Faire la lessive, de la pure méditation. Pleurer de tout mon cœur me conforte dans la certitude que je ne l’oublierai jamais.

Laisser couler les émotions, toutes les émotions. Le dimanche, je fais de la place pour une vie plus profonde.

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